Choisir le bon coach
Un coach, il faut que les bottines suivent les babines !
Avez-vous un bon coach ? Êtes-vous un bon coach ? Je crois que la qualité première du coach est qu’il sache très bien reconnaître ses forces mais aussi les pièges ou ses limites si vous préférez.
À mon humble avis, en relève, on ne peut pas se contenter d’être un consultant. On doit être un intervenant qui comprend qu’il y a plusieurs éléments en jeu et en lien : la business, les humains et parfois… la famille. Souvent, on me raconte que tous les papiers sont faits, relativement à la transmission d’entreprise :
planification comptable et fiscale, gels successoraux, actes notariés et juridiques, mais qu’en est il des humains qui travailleront, en principe, à la même cause ? On ne s’improvise pas animateur dans un conseil de famille sans être conscient qu’il y aura peut-être des « chicanes » de famille à régler, de vieilles habitudes, de vieilles rancunes, des perceptions, des étiquettes du passé. Lorsqu’il s’agit d’une transmission familiale, il y a des volets émotionnels à considérer.
En processus de relève, un bon coach sait s’entourer. Ainsi, une personne spécialisée en communication organisationnelle et en ressources humaines ne devient pas fiscaliste, comptable, notaire ou avocat ; la concertation des experts devient alors primordiale. À différentes étapes du processus de transmission, ceux-ci doivent être appelés à intervenir pour conseiller ou faire avancer le dossier sur des aspects spécifiques et propres à leur champ de compétences. Après la prise de conscience du fondateur en matière de relève, le coach en ressources humaines établit des bases solides en communication organisationnelle.
Cette communication se définit comme étant l’étape essentielle à toute transmission d’entreprise. Souvent, on a tendance à croire (on se connaît tellement bien !) que l’information se transmet par télépathie :
– Avez-vous déjà discuté de la transmission de l’entreprise ? – Ah oui ! Plusieurs fois ! – Quand ? – L’autre jour ! – Comment en avez-vous parlé ? – Bien ! Qu’un jour, je le ferai !
Voilà une discussion on ne peut plus claire, n’est-ce pas ? Je crois que c’est cet aspect humain qui m’impressionne le plus… on pense qu’il a compris…
Un bon coach pose les bonnes questions et reformule les intentions tout au long de la démarche.
Un bon coach donne l’exemple. Ses actions et ses paroles sont cohérentes, il dit et il fait les choses en harmonie avec son mandat. Un bon coach attend le bon « timing » pour faire évoluer le dossier confié une étape à la fois.
Le lien de confiance est un autre aspect qu’un coach en ressources humaines doit établir dès le début de son mandat. Dans le feu de l’action, on se regarde droit dans les yeux, on demande des changements d’attitudes et d’habitudes… pas faciles ces changements. C’est le lien de confiance qui fait la différence. Enfin, un bon coach, c’est le trait d’union qui unit et réunit les objectifs corporatifs, les dirigeants et le personnel qui composent l’organisation.
Sylvie Paradis, CRHA
Présidente et intervenante organisationnelle
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