Qui sont les nouveaux dirigeants des grandes entreprises canadiennes ? Et quels sont leurs défis ?
La population canadienne vieillit, les PDG aussi. Plusieurs d’entre eux ont récemment passé le flambeau ou s’apprêtent à le faire. Dans le contexte actuel, à quoi ressemble le successeur idéal ? " Qu’on soit en 1910 ou en 2008, ce qui fait la réussite d’un PDG n’a pas changé. C’est sa capacité à stimuler les gens et à les rallier autour d’un but commun ", dit Alain Ishak, directeur pour le Québec du Groupe Hay. La différence, c’est le terrain de jeu, qui est plus complexe. " Prenez le fabricant d’équipement de hockey CCM, poursuit le consultant. Avant, il fabriquait et vendait ses patins ici. Aujourd’hui, la R-D se fait ici, une partie des pièces est fabriquée à Saint-Jean, une autre en Chine, une troisième à Singapour... " Les patrons ont trop d’informations à gérer, dit-il. C’est pourquoi les bons leaders ont un fort esprit d’analyse et de synthèse, et savent s’entourer.